C’est autour du thème novateur « Action de la société civile face à la lutte contre la désertification pour un renforcement ciblé des capacités » que Enda Maghreb, a mobilisé à Kénitra, le 03 décembre dernier, le dynamisme de la société civile, notamment celle agissant dans les zones arides et semi-arides du Royaume, en vue de mener des actions concertées et intégrées pour la lutte contre la désertification.

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Ce sont plusieurs dizaines d’associations nationales, déterminées à engager une riposte décisive au phénomène de la désertification au Maroc, qui ont échangé à l’occasion de l’atelier national DRYNET, sur leurs expériences, évalué leurs besoins technique et financier et identifié, dans une approche collégiale, les axes d’intervention prioritaire pour un renforcement des capacités de la société civile.

 

 

Selon le Coordinateur d’Enda Maghreb, Dr Driss Barraoui, en rassemblant les principaux acteurs impliqués dans la lutte contre la désertification, cet atelier national constitue un pas décisif pour le Maroc dans son combat quotidien de lutte contre la pauvreté et la dégradation de l’environnement. Fruit d’un partenariat nord-sud, réunissant une vingtaine de pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine et d’Europe, l’initiative DRYNET s’intéresse non seulement au renforcement des capacités de la société civile, mais également, à l’appui aux actions des associations nationales pour la mise en oeuvre du Programme National de Lutte Contre la Désertification (PAN/LCD).

M. Mohamed Ghanam, représentant le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, point focal de la Convention des Nations Unies pour la Lutte Contre la Désertification, affirme que l’élaboration d’un Programme d’Action National de lutte contre la désertification (PAN/LCD) constitue une étape importante pour le Maroc dans le processus de ses engagements relatifs à la convention internationale. Il encourage l’initiative DRYNET, en ce sens qu’il est conçu dans la perspective de promouvoir une solide articulation et une synergie entre les acteurs de la société civile et les actions d’appui et d’accompagnement du PAN.

Deux groupes d’ateliers ont été organisés dans l’après-midi dont le premier a porté sur les limites de l’action des acteurs de la société civile et leurs besoins, et le second s’est intéressé à la plus-value du travail de mise en réseau pour une efficacité de l’action des acteurs de la société civile. A l’issue de ces ateliers, des recommandations pertinentes ont été présentées et discutées en plénière. Dans le cadre du premier atelier, l’accent a été mis, entre autres, sur la formation thématique (la gestion administrative et financière, le suivi/évaluation, le cadre logique de projet et la bonne gouvernance), la définition des besoins pour améliorer le travail sur le terrain, la diffusion de l’information et l’amélioration de la communication, le renforcement des capacités d’intervention des associations (plaidoyer, mobilisation de ressources), etc…

Les recommandations du second atelier ont porté principalement sur les objectifs et les démarches de mise en réseaux, l’ouverture des associations nationales au niveau international, l’utilisation des moyens modernes de communication, la possibilité de création de sous-réseaux, la nécessité pour les associations de se doter, en plus des statuts, d’un règlement interne approuvé par leurs assemblées générales, etc…

En s’adressant aux participants, lors de la séance de clôture, en vue de manifester son soutien aux recommandations issues des ateliers, le Coordinateur d’Enda Maghreb déclare : « … je vous invite à vous inscrire derrière un processus de concertation durable et non derrière l’événement ponctuel qui nous a réunis. Chacun de nous doit être ambassadeur des échanges menés. … le projet DRYNET, bénéficiant d’un financement de l’Union Européenne, n’a par pour ambition de changer ou de remplacer l’existant, au contraire, il s’inscrit dans une logique de capitalisation et renforcement de vos capacités ».